• ⇒Pensez à votre conjointe : mourez maintenant !

    ⇒Pensez à votre conjointe : mourez maintenant !

    C’est à vous, messieurs les retraités, que je m’adresse aujourd’hui. 90 % des titulaires de pensions de réversion sont en effet des veuves que Macron, grand soutien des chasseurs et lui-même fine gâchette exécutive, pourrait cibler dans le cadre de la réforme des retraites à venir. D’ores et déjà, le Nemrod élyséen a fait sonner le COR* pour préparer la population à cette nouvelle curée… 

    Il est comme cela, Macron, fidèle en amitié. Et ce n’est évidemment pas sa faute si ses amis de la finance et du Medef dégustent plus volontiers du foie gras d’oie truffé que du pâté Hénaff et du Puligny-Montrachet de préférence au Gros plant. Or, c’est un fait : l’amitié oblige. Et c’est ainsi que l’ex-khâgneux « Bibiche »**, est contraint de prendre des mesures afin de sauvegarder les intérêts des puissants et préserver le ruissellement de richesses vers les classes moyennes et populaires.

    Encore faut-il trouver de l’argent pour aider lesdits amis dans le besoin. Qu’à cela ne tienne, la réforme des retraites devrait offrir de belles possibilités de redistribution. Macron dispose bien d’un « projet ʺSoleil vertʺ » dans ses cartons, mais son application serait, de l’avis des conseillers élyséens, prématurée. Ce devrait être pour le 2e mandat, si ces naïfs d’électeurs consentent une nouvelle fois à se faire rouler dans la farine. Reste qu’il faut trouver du fric ! D’où l’idée de supprimer la pension de réversion des veuves.

    Une mesure de salubrité publique, en l’occurrence. Il est patent que l’on manque en effet de logements pour les actifs dans les grandes agglomérations. Quant au nombre de places dans les EHPAD, il est notoirement insuffisant pour accueillir les nouveaux retraités dépendants. Or, mécaniquement, la suppression de la pension de réversion jettera dans la rue de nombreuses veuves qui ne pourront plus faire face à leurs charges locatives ou au coût de leur hébergement en EHPAD.

    Source :

    http://www.centpapiers.com/pensez-a-votre-conjointe-mourez-maintenant/

    https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/pensez-a-votre-conjointe-mourez-205748

    https://www.lexpress.fr/actualites/1/societe/macron-fixe-son-cap-pour-l-an-ii-avec-une-tonalite-sociale_2023853.html

     

     

    Note :

    Conseil d’orientation des retraites

     

    ** C’est l’éditorialiste Claude Askolovitch qui nous l’a appris dans sa revue de presse du 28 juin sur France-Inter : « Bibiche » était le surnom donné à Emmanuel Macron par Christian Monjou, professeur de khâgne au lycée Henri-IV.

     

    *** Dans Uranus, ce sont ces mots qu’adresse Léopold à Andromaque : « Passez-moi Astyanax, on va filer en douce / Attendons pas d’avoir les poulets à nos trousses ».

    L’avantage de la mesure envisagée est donc évident : non seulement les personnes concernées ne toucheront plus leur pension de réversion, mais très rapidement elles devraient ne plus toucher de pension du tout, eu égard à la dureté de la survie dans la rue, entre faim, froid et agressions. « Dommage de ne pas pouvoir dès maintenant transformer ces personnes en nutriment ! » ne peut toutefois s’empêcher de penser le président Bibiche avec un soupir de frustration en visionnant avec ravissement les euthanasies de Soleil Vert sur fond de pastorale beethovénienne.

    De nombreuses voix s’étant élevées pour protester contre cette mesure de suppression, les pouvoirs publics ont fait savoir qu’il n’était pas question de toucher à l’existant en matière de réversion dans la réforme des retraites. Ce sont donc les futures veuves qui devraient faire les frais de cette nouvelle coupe dans les droits sociaux. D’où la nécessité pour ces femmes de pouvoir disposer de la réversion avant que le texte de loi ne soit promulguée. Ce qui implique la disparition du conjoint en amont du travail législatif. Bref, pour parler clair, vous savez, messieurs les retraités, ce qu’il vous reste à faire : avaler le bouillon de 11 heures avant qu’il ne soit trop tard pour votre épouse.

    Tout cela n’est pas sans rappeler Marcel Aymé. « Il n’y a pas que Jupiter dans la vie, il y a aussi Uranus  », nous ferait remarquer avec malice le grand écrivain s’il était encore de ce monde. Un romancier qui, saisissant la balle au bond, ne manquerait pas de transposer les mots qu’il avait lui-même placés dans la bouche de son truculent héros Léopold :

    « Pour que la fin de vie de votre femme soit douce, claquez donc au plus vite, Macron est à ses trousses ! »***

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