L’image du couple marié à la télé ne donne pas envie ! Lassitude, monotonie, ennui, vicissitudes, absence de communication, manque d’affection ou alors un partenaire désagréable, malformé ou tombé en désuétude ; tant de représentations qui nous montrent des relations conjugales mornes et froides et le mariage comme un fardeau qui rend la vie maussade voire insupportable. Encore faudrait-il trouver l’âme sœur chez un tiers élément. Et avec des acteurs-ou actrices- éblouissants et  des scénarios bien conçus et bien sûr des effets sonores à briser les cœurs les plus insensibles, les réalisateurs s’ingénient à créer un sentiment de compassion  avec un héros –ou héroïne – incestueux qui n’est en réalité que l’incarnation de la perfidie et de la traitrise !

La conception propagée d’une relation amoureuse heureuse est celle d’un couple qui profite de l’amour charnel sans conditions, qui assouvie les instincts sexuels sans se soucier de l’illégitime ni de l’illégal, sans se soumettre à aucune règle, à aucune loi. C’est une conception qui encourage à vivre les fantasmes peu importent les conséquences, à réaliser les folies passagères et qui autorise toute concupiscence même la plus vilaine, qui tolère tout ce qui est prohibé. Une véritable incitation à la fornication qui se propose de corriger le Neuvième Commandement : Convoitez la femme de votre prochain, sa fille et sa sœur, et pourquoi pas sa mère si ça vous chante : l’important c’est de vivre l’aventure !

Cet acharnement sur l’union conjugale dans les médias n’est pas un fait hasardeux, ni gratuit d’ailleurs ! Le célibat profite mieux à la consommation et à l’économie. Au Québec par exemple, 1 ménage sur 3 (33,6%) est composé d’une personne seule. C’est une société à part entière et une cible parfaite non seulement pour les producteurs, mais aussi pour l’Etat et ses organismes fiscaux car on prétend qu’en France, les personnes seules qui représentent 14 % de la population et, près de 25 % des contribuables, fournissent 35 % de l’impôt sur le revenu. C’est pourquoi on encourage le modèle solitaire qui profite d’une pseudo-liberté et on le pousse avec succès et par tant de manœuvres à lui faire gagner du terrain.

 Fini le temps du portefeuille unique du chef de la famille. Il est temps que tout le monde choisisse, que tout le monde achète, que tout le monde paie. Et c’est la cellule familiale qui en paie les frais ; et au mariage d’être désapprouvé et d’être remplacé par des concubinages de moins en moins durables ; et c’est aux grandes firmes multinationales de manipuler les marionnettes de politique pour qu’elles adoptent de nouvelles lois qui, sous prétexte de protéger des personnes dissipent des familles entières ; qui encouragent à claquer la porte au moindre désappointement dont aucun mariage n’est indemne.

 Pour plus de libertinage sous forme de liberté !

On regrette avec mélancolie les temps d’autrefois où le vivre ensemble se distinguait par le désir d’échange et de partage avec son prochain. L’individu des temps moderne se retrouve conséquemment affreusement orphelin, égaré et perdu dans une société pulvérisée et pleine d’égoïsme et de bâtardise.