• ⇒L’ÊTRE HUMAIN GAGNERAIT À SE RAPPELER QU’IL FAIT PARTIE DE LA NATURE

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    par Bertrand Duhaime

    La Nature expose le Grand Livre de la Création et dévoile la Substance du Cosmos.  Elle désigne l’ensemble des êtres et des choses qui constituent l’Univers physique, qui inclut ou exclut la transformation de l’homme, et qui est évoqué sous le nom de réalité.  Elle représente la Force universelle qui s’exprime par un ensemble de lois qui maintiennent l’ordre des êtres et des choses ou la Force qui semble animer l’Univers et qui se manifeste par divers phénomènes célestes (météorologiques) et terrestres (telluriques).  Elle recouvre l’ensemble des caractères fondamentaux qui définissent les êtres de la Création divine.

    En spiritualité, on distingue la Nature naturante, qui constitue l’aspect de la Mère divine, de l’Intelligence universelle ou de la Substance invisible, parfois appelée la Grand-mère ou la Grande Mer, de la Nature naturée, la Matière dense universelle qui sert de support à l’expérience concrète, tangible et palpable, parfois appelée la Mère Nature ou la Fille.  Au niveau humain, il s’agit du Monde de l’Émanation qui comprend le royaume humain et les règnes animal, végétal et minéral.  Peter Deunov disait d’elle : «La Nature amuse les hommes ordinaires;  elle instruit les disciples, mais il n’y a que devant les Sages qu’elle dévoile ses secrets.  Toute chose dans la Nature possède une forme, un contenu et un sens.  La forme est pour les hommes ordinaires, le contenu pour les disciples et le sens profond pour les Maîtres

    Dans son acception la plus répandue, la Nature, c’est la Fille cosmique, la Substance matérielle, le Microcosme, reflet du Macrocosme (du Cosmos), la Forme ferme sur laquelle le Fis de Dieu peut mettre le pied pour mener son expérience de reconnaissance de lui-même.  Aïvanhov expliquait: «Toute la nature n’est rien d’autre qu’un assemblage de liens, de canaux, de vaisseaux, combinés, ajustés, et au travers desquels s’effectue toute une circulation, comme la circulation du sang à travers les artères, les veines et les capillaires.» Ces liens sont formés ainsi.  Le règne minéral constitue les assises matérielles.  Le règne végétal, plus souple, mais attaché aux assises, représente le premier degré de vie.  Le règne animal ajoute une certaine autonomie à l’expression de la vie, car les animaux peuvent se déplacer.  Le règne humain correspond à la descente de l’intelligence dans la Matière.  Dans l’invisible, toute la Nature est servie par des esprits-groupes et des anges: les Elfes (ou Sylphes), reliés à l’air; les Salamandres, reliées au feu; les Ondines (Naïades, Lutins ou Farfadets), reliés à l’eau; et les Gnomes (Gloutons), reliés à la terre.  Mais toutes les énergies cosmiques pénètrent la Nature.

    Tous les plans de conscience se reflètent dans la Nature.  Qui sait l’étudier, la pénétrer, y découvre tout ce qui existe En Haut.  La Nature est une, et elle contient l’homme.  Aussi l’homme doit-il vivre en accord avec elle et coopérer avec elle.  Il doit s’ajuster au rythme des divers cycles pour son plus grand bien.  L’homme ne trouvera pas son accomplissement en tentant de dominer ou d’asservir la Nature, tant qu’il n’aura pas atteint les plans spirituels.  Il.  doit suivre ses lois.  La Nature n’est que le champ d’expérimentation et d’observation de l’homme, ce n’est pas sa Patrie réelle.  En soi, la Nature, dans toutes ses forces, à l’intérieur comme à l’extérieur, tend à être constructive et évolutive.  Elle agit automatiquement si rien n’entrave ses processus.  Elle est ambivalente, s’exprimant en conformité avec la Loi de la Polarité, pour produire toutes ses manifestations.  Elle se différencie en un principe mâle (positif ou électrique) et un pôle femelle (négatif ou magnétique).  Le principe mâle, actif, tend à pénétrer le principe femelle, réceptif, en appétence, d’où les deux principes se fixent dans une nouvelle réalité.  Ainsi, tout être de la Nature porte en soi la polarité complémentaire à sa polarité apparente, à l’état latent.

    La Nature constitue la Cause de tous les actes et de toutes les manifestations matérielles, qui agissent selon des lois immuables, que nul être ne pet changer tant qu’il ne la transcende pas.  Intelligente, fondée sur l’Ordre universel, elle n’impose pas ses phénomènes au gré de quelque humeur capricieuse parce qu’elle garde toujours son mot pertinent à dire dans l’historie de la planète, de l’homme et de tous les règnes.  On dit que, selon les niveaux où elle agit, elle s’exprime par la Vertu, la Passion et l’Ignorance.  Vivante, la Nature présente deux tendances : une tendance à l’inertie progressive qui mène à un chaos physique, à une mort thermique, appelée entropie;  et une tendance à l’annulation temporaire du courant entropique, appelée anentropie.  Ces deux tendances révèlent les deux possibilités d’un échange permanent où s’engendre et se renouvelle le mouvement.  Un courant va du chaos vers l’ordre, l’autre de l’ordre vers le chaos.  Le premier caractérise la matière vivante, l’autre l’énergie naturelle.  Tout se produit dans l’échange qui permet une régulation, avec des dominances vers l’ordre ou le désordre selon les temps ou les phases d’un cycle.  Jagadis Chandra Bose, un physicien et botaniste de l’Inde a émis l’avis suivant : «Une réaction universelle semblerait regrouper les métaux, les plantes et les animaux sous une loi commune

    La soif de connaissance scientifique, donc mondaine, tue en l’être humain le sens de l’émerveillement spirituel face à la Nature.  Comme il ne comprend pas la Grande Vie qui se cache derrière les formes, il se sert des éléments de la Nature, jusqu’à les exploiter, au lieu de coopérer avec elle.  Cette intimité audacieuse a engendré un mépris pour ses secrets ultimes.  Il traite la Nature en servante et il tente de l’asservir pour ses besoins à courte vue.  Il utilise ses énergies dont la Source et la finalité restent pour lui inconnues.  Il examine la Nature dans tous les sens, il la défie, il la modifie, il pèse minutieusement ses preuves sur sa balance qui ne peut mesurer ses valeurs cachées.  Il oublie que s’il mettait son soi en communion avec une puissance plus élevée, la Nature se plierait automatiquement à sa volonté, sans tension ni fatigue.  Ainsi, il pourrait produire des miracles apparents.

    Au lieu de disséquer la Nature, l’être humain devrait chercher à comprendre sa relation avec elle.  Ce que l’homme supprime de la Nature, il se l’enlève à lui-même.  Et, à force d’affaiblir la Pyramide subtile qui le soutient, il risque de provoquer son propre effondrement.  Si l’homme respectait la Nature, il en viendrait à ressentir une révérence pour tous les phénomènes de la vie quotidienne, même les plus simples.  Car c’est l’Infini, l’Océan de Puissance, qui est à l’œuvre à l’arrière plan de toutes les manifestations et phénomènes du monde naturel.

    Dans le présent contexte de l’Ascension, il n’y a rien de plus revitalisant, de plus révélateur et de plus rassurant que d’entrer quotidiennement en contact avec la Nature, dans un secteur peu touché et habité, afin de mieux prendre conscience de la montée incessante de la puissance des énergies cosmiques et de communier avec les entités subtiles qui supportent la Substance terrestre et toute forme de vie.

    © 2013-14 Bertrand Duhaime (Douraganandâ)

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