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    France: Si Macron s'obstine, ce sera la guerre civile avant Noël

    Un coup d'Etat militaire est-il nécessaire pour chasser Macron, qui reste tragiquement sourd et muet ? Des rumeurs au sein de l'armée enflent grandement en ce sens tandis qu'un syndicat de policiers l'appelle à l'aide

     

    "Ca sent la Révolution": de l'Opéra à l'avenue Foch en passant par la rue de Rivoli et le boulevard Haussmann, plusieurs quartiers huppés de Paris étaient le théâtre samedi de scènes de guérilla urbaine en marge de la mobilisation des "gilets jaunes". Le président Emmanuel Macron a réagi en déclarant qu'il "n'acceptera jamais la violence", a-t-il dit en marge du sommet du G20 à Buenos Aires.

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    "Aucune cause ne justifie que les forces de l'ordre soient attaquées, que des commerces soient pillés, que des passants ou des journalistes soient menacés, que l'Arc du Triomphe soit souillé", a ajouté le président français, s'exprimant à Buenos Aires, à la fin du sommet du G20. 

    L'anarchie dans Paris
    Tractopelle en feu, voitures retournées et incendiées, vélos en libre service arrachés, radars et lampadaires mis à terre, pavés jonchant la chaussée: plusieurs arrondissements cossus du centre et de l'ouest de la capitale étaient livrés au chaos, noyés dans des nuages de gaz lacrymogènes ou nappés d'épaisses fumées noires.

    "Ca crame !!", hurle une adolescente avant de tourner les talons, alors que deux départs de feu commencent à prendre de l'ampleur boulevard des Capucines, haut lieu du shopping parisien. 

    Non loin de là, le boulevard de la Madeleine est recouvert de pavés et de briques arrachées. Un "A" cerclé, symbole de l'anarchie, a été tagué sur la vitrine d'une banque tandis que flotte dans l'air une persistante odeur de brûlé. 

    "J'ai envie de pleurer face à toute cette violence"
    Sur la prestigieuse avenue Foch, une quarantaine de manifestants érigent des barricades avec des troncs d'arbre et des barrières, avant d'être aspergés de gaz lacrymogène et d'être repoussés par les forces de l'ordre. 

    Plus loin sur l'avenue, un radar tombé à terre est piétiné par une cinquantaine de personnes. Des drapeaux français, dont certains ont été hissés sur le toit de l'Arc de Triomphe, côtoient des drapeaux bretons ou ceux représentant des têtes de morts, certains automobilistes klaxonnent les manifestants ou agitent leurs gilets jaunes par leurs fenêtres. 

    Des manifestants se sont également brièvement introduits dans le Palais-Brongniart, ancien siège de la Bourse de Paris.

    Ces scènes de violences urbaines se répétaient en plusieurs points de Paris, au grand dam de "gilets jaunes" et leurs soutiens venus protester pacifiquement. 

    "Je suis solidaire avec les gilets jaunes, mais j'ai envie de pleurer face à toute cette violence, ce gâchis", témoigne Fanny, infirmière libérale de 47 ans. "Ça sent la Révolution", dit-elle à une journaliste de l'AFP.

    "C'est très impressionnant, je vois que la tradition révolutionnaire est toujours très prégnante en France", renchérit Augustin Terlinden, un Belge de 33 ans venu faire son jogging près de l'Arc de Triomphe. "La situation est hallucinante. Nos équipes me rapportent une situation insurrectionnelle", soulignait également auprès de l'AFP Antoine Berth, porte-parole du groupuscule de l'ultra-droite, Action française.

    Sirènes de police et touristes médusés
    Depuis les premiers heurts résonnent de manière incessante des bruits d'explosions liés aux incendies de voitures et les sirènes de police et des camions de pompiers, sous le regard médusé de touristes en balade. 

    Certains sapeurs-pompiers ont été pris à partie par des "gilets jaunes" boulevard Haussmann alors qu'ils tentaient de résorber plusieurs départs de feu. Avenue Raymond-Poincaré, envahie de fumée noire après la mise à feu de plusieurs voitures, l'intervention des pompiers se fait sous escorte des gendarmes et sous l'oeil de "gilets jaunes". 

    "Vous savez, nous aussi on a du mal à finir les fins de mois, mais on n'a pas le droit de faire grève", glisse un membre des forces de l'ordre. A un autre point de la capitale, un manifestant, gilet jaune sur le dos et crâne en sang, explique avoir "rencontré un flic". 

    Selon le bilan communiqué à 17H00, les affrontements ont fait 80 blessés, dont 14 parmi les forces de l'ordre.

    Chantal, 45 ans, venue de Lorraine avec son mari et ses deux enfants approuve une "violence légitime", réponse selon elle "au silence de Macron". "Tous les mois, on finit avec 500 euros de découvert. Ça fait trois ans qu'on n'est pas partis en vacances", souffle cette fonctionnaire qui gagne 1700 euros par mois. "Avec des fleurs au fusil on n'arrive pas à grand-chose", lâche David, la trentaine, travaillant dans les travaux publics en région Rhône-Alpes. 

    Pour Romain, 39 ans, employé à l'Opéra de Paris, les dégradations sont aussi "un mal nécessaire", "une manière de s'exprimer". Même si, ajoute-t-il, "brûler les voitures de gens, c'est pas cool". "Il y a beaucoup plus de casseurs que la semaine dernière, c'est plus tendu", observe également le Francilien. Les autorités avaient procédé à 183 interpellations à 17H00, selon la préfecture de police.

     

    Source

     

    La guerre civile est proche, selon le Général Tauzin

     

     

    « J’habite un village du Périgord qui ne fait pas exception à la désertification, à l’impossibilité pour les jeunes de trouver du travail, à l’obligation de prendre la voiture pour une baguette de pain, à la fermeture des services publics et à l’inexorable éloignement des services médicaux.
     
    Contrairement à ce que le gouvernement et certains médias voudraient nous faire croire, les « gilets jaunes » ne sont pas des radicalisés extrémistes dangereux, même s’il peut y avoir infiltration de personnes mal intentionnées. Je les connais, car je les côtoie tous les jours, au contraire de nos gouvernants pour qui la misère n’est qu’une courbe sur un graphique. 
     
    Ce sont des Français qui n’en peuvent plus, des Français à bout, responsables et travailleurs, ceux-là même que l’on qualifie avec mépris de « sans dents », « d’illettrés » parfois, et qui sont, ni plus ni moins, abandonnés par ceux qui devraient être à leur service, des Français sans espoir ni espérance. Et là est le danger. Que les gouvernants arrêtent de faire croire qu’ils ne comprennent pas le problème de ce qui pourrait devenir un soulèvement populaire. Ils seraient alors les véritables responsables d’un affrontement. Qu’ils cessent de faire de la politique politicienne et fassent enfin de la vraie politique, et la vraie politique est SERVICE de la France et des Français! Cette levée des Français en voie de sous-développement n’est pas non plus un problème de « droite ou de gauche », c’est la France qui souffre, la France qui n’en peut plus d’être oubliée chez elle. En prendre conscience et prendre les mesures adéquates est désormais une question de survie.
     
    Cependant, si je comprends ce ras-le-bol, j’adjure les « gilets jaunes » de ne pas commettre d’imprudence, ni de provocation. Tout peut très vite déraper et je crains que le gouvernement ne fasse rien pour calmer la situation si tant est qu’il en soit capable. J’en veux pour preuve les manipulations de chiffres (280 000 participants annoncés pour la manifestation du 17 novembre ?!), manipulation des faits en faisant endosser toute la responsabilité des blessés aux manifestants, propos injurieux et méprisants, silence coupable de certains ressemblant à une fuite, etc. Cela risque d’empirer et même de devenir incontrôlable. Il me paraît évident que ce mouvement était, au début, totalement spontané ; aujourd’hui, s’il prend de l’ampleur avec des leaders identifiés, il sera facile de l’infiltrer par quelque service bien entraîné et surtout par des groupuscules ne voulant que le désordre et la casse. Je vous le répète : je vous adjure d’être prudents, chaque dérapage peut être fatal, d’abord en discréditant une légitime démarche, et surtout en conduisant la France à un point de non-retour. Certains en profiteront, soyez-en sûrs, ils n’attendent que cela !
     
    J’ai connu quatre guerres civiles sur le terrain : en Yougoslavie, en Somalie, au Liban et au Rwanda. Tout peut basculer en une nuit, je l’ai vu et vécu. En quelques heures un voisin, un ami, un membre de sa famille même peut devenir un dangereux ennemi. Nous-mêmes avons connu cela par le passé… N’en arrivons pas là ! Ne croyez surtout pas qu’une guerre civile se contrôle par ceux qui en sont les victimes, cela va très vite et surtout cela peut être provoqué par d’autres que les « gilets jaunes » !
     
    Ne vous laissez pas manipuler, veillez aux infiltrations de toute sorte, soyez calmes et prudents, ne répondez pas aux provocations et ne vous y laissez pas entraîner. Ne vous laissez pas submerger non plus par la situation, car le désespoir peut mener à des violences qui ne résoudraient rien et ne feraient que donner des prétextes à vos opposants. Et je demande la même chose à nos forces de l’ordre : agissez avec honneur !
     
    La beauté et la légitimité de ce mouvement ne pourront qu’éclater si le calme et l’union fraternelle transpirent de vos actions. La France peut se rebâtir et son peuple est le mieux placé pour y parvenir. C’est le relèvement de la France à visage humain contre la France des gestionnaires ; de la France profonde contre la France centralisée ; de la France unie et patriotique contre le mépris et l’arrogance de ceux qui se croient être des élites. Restons calmes, soyons au service les uns des autres et ne quittons jamais des yeux notre belle France. »
     
    Didier Tauzin
     
     
     
    (Didier Tauzin, né le 24 septembre 1950 à Dakar, est un général de division de l'armée de terre française. Il est notamment connu pour sa participation à la guerre du Rwanda et pour sa contestation des conclusions de la Commission Mucyo. Il a reçu plusieurs distinctions dont honorifiques dont Officier de la Légion d'honneur, Commandeur de l'ordre national du Mérite, Chevalier de l'ordre des Palmes Académiques et Croix de la Valeur militaire.)
     
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    Gilets Jaunes : Un retraité de la Gendarmerie s’adresse à l’ensemble des Forces de l’Ordre
     
     
    En qualité d’ancien Gendarme, j’ai servi trente ans sous cet uniforme, et j’en ai vu un peu de toutes les couleurs, du bon comme du moins bon.
     
    Je souhaite aujourd’hui m’adresser à tous mes camarades d’active, qu’ils soient Officiers ou Sous-Officiers, Policiers et CRS.
     
    Vous allez et vous vous trouvez devant des gens qui, pour une majorité sont des gens tranquilles, sans histoire, et pour nombre d’entre eux, c’est la première fois qu’ils descendent manifester.
     
    Vous avez souvent des gens qui pourraient être vos parents, vos frères ou sœurs, et même pour les plus jeunes, vos Grands-Parents……
     
    Alors et même s’ils enfreignent « la Loi » ce ne sont pas des racailles, ce ne sont pas des casseurs, ce ne sont pas des pilleurs de magasins, ils veulent vivre, juste vivre de leur travail, et de leur retraite, souvent pas bien épaisse……
     
    Je suis certain que nombres d’entre vous avez de tels parents, frères et sœurs, et Grands-Parents. Vous avez aussi pas mal de frères d’Arme, anciens gendarmes, anciens militaires, anciens pompiers, anciens policiers, ils vous connaissent et vous font confiance….Ils connaissent le métier et ses difficultés et les violences auxquelles vous êtes confrontés chaque jour, partout en France, que ce soit dans les villes, les villages, nos campagnes ou en OPEX; je pense à ceux qui sont à la Réunion, ou en Nouvelle Calédonie, en Guadeloupe ou à la Martinique, et en Guyane….
     
    Donc si vos Chefs vous donnent des ordres pour évacuer les manifestants, ces fameux Gilets Jaunes, faites le, mais faites le avec gentillesse, avec compassion avec respect, n’utilisez pas la force, elle est inutile, expliquez, parlez, mais pas de violences. Vos casques avec ces gens là ne sont pas utiles.
     
    Celles que j’ai vu samedi dernier sur les Champs Elysées, venant de certains personnels sont ignobles. Ceux là salissent leur uniforme et la profession.
     
    Comment peuvent ils rentrer à la maison, et regarder leurs familles droit dans les yeux ? comment regarder ses parents et ses enfants après avoir brutalisé un Papy ou une Mamy ?
     
    C’est vrai le travail est difficile, ingrat, je sais les heures qui s’enchaînent sans pouvoir se laver, se restaurer, mais vous avez fait un choix, celui de protéger, pas celui de frapper sans discernement.
     
    Bien sur, il y a les autres…..casseurs, pilleurs, racailles, mais il vaut mieux laisser filer un salopard que faire du mal à un innocent.
     
    Faites Honneur à votre uniforme, à votre profession, à votre vie.
     
    Fernand Rabagliato
    a/c Gendarmerie (r)

     

    Source

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