• ⇒Citations de Jiddu Krishnamurti

    Lorsque vous vous dites Indien, Musulman, Chrétien, Européen, ou autre chose, vous êtes violents. Savez-vous pourquoi? C'est parce que vous vous séparez du reste de l'humanité, et cette séparation due à vos croyances, à votre nationalité, à vos traditions, engendre la violence. Celui qui cherche à comprendre la violence n'appartient à aucun pays, à aucune religion, à aucun parti politique, à aucun système particulier. Ce qui lui importe c'est la compréhension totale de l'humanité.

    Savez-vous ce que signifie aimer quelqu'un ? Savez-vous ce que signifie aimer un arbre, un oiseau, ou un animal de compagnie, de sorte que vous vous en occupez, vous le nourrissez, vous le chérissez, bien qu'il ne vous donne peut-être rien en échange, qu'il ne vous offre pas son ombre, qu'il ne vous suive pas, qu'il ne dépende pas de vous ? La plupart d'entre nous n'aiment pas de cette manière, nous ignorons tout de cette forme d'amour car notre amour est toujours assailli d'angoisse, de jalousie, de peur, ce qui sous-entend que nous dépendons intérieurement d'autrui, que nous voulons être aimés, que nous ne nous contentons pas d'aimer tout simplement : nous demandons quelque chose en retour, et cette attente même nous rend dépendants.

    • L'important, c'est d'être à soi-même sa propre lumière, son propre maître et son propre disciple.
    • Rencontrer l'amour sans l'avoir cherché est la seule façon de le trouver: le rencontrer sans s'y attendre...
    • Vivre demande en fait beaucoup d'amour, un fort penchant pour le silence, une grande simplicité, énormément d'expérience ; il faut avoir un esprit capable de penser de manière très lucide, et qui ne soit pas sous le joug des préjugés ou des superstitions, de l'espoir ou de la peur.
    • On ne peut se rendre compte de la façon dont on est conditionné que lorsque survient un conflit dans une continuité de plaisir ou dans une protection contre la douleur. Si tout est harmonieux autour de nous ; notre femme nous aime, nous l'aimons, nous avons une maison agréable, de bons enfants, beaucoup d'argent : dans ce cas nous ne sommes en aucune façon conscients de notre conditionnement. Mais lorsque survient l'accident, la femme infidèle, la perte d'une fortune, une menace de guerre ou toute autre cause de douleur et d'angoisse, alors nous savons que nous sommes conditionnés. Lorsque nous luttons contre une chose, quelle qu'elle soit, qui nous dérange, au lorsque nous nous défendons contre une quelconque menace, extérieure ou intérieure, alors nous savons que nous sommes conditionnés. Et comme la plupart entre nous, la plupart du temps, sont perturbés, soit en surface soit en profondeur, ce trouble, ce désordre indique que nous sommes conditionnés. Tant que l'animal est choyé il réagit agréablement, mais dès qu'il rencontre un antagonisme, la violence de sa nature éclate.
    • La liberté est un état d'esprit, non le fait d'être affranchi de "quelque chose" ; c'est un sens de liberté ; c'est la liberté de douter, de remettre tout en question ; c'est une liberté si intense, active, vigoureuse, qu'elle rejette toute forme de sujétion, d'esclavage, de corformisme,d'acceptation.
    • Pour être libéré de la souffrance, il faut être libéré du désir de faire du mal - et aussi du désir de faire du "bien", ce prétendu bien qui est lui aussi le résultat de notre conditionnement.
    • Si l'on ne se compare à personne, on devient ce que l'on est.
    • Dans une école l'enseignant est la personne la plus importante car c'est de lui ou d'elle que dépend le bien futur de l'humanité. Ce n'est pas là une affirmation purement verbale, c'est un fait absolu, irrévocable.
      C'est seulement quand l'éducateur sentira lui-même tout ce qu'il ya de dignité et de respect implicite dans son travail qu'il se rendra compte que l'enseignement est la plus belle des vocations et que l'état d'enseignant est supérieur à l'état de politicien et de prince de ce monde.
    • Le cerveau et les yeux n'ayant qu'une vue partielle, ne peuvent atteindre à la vision totale. Ils doivent être parfaitement attentifs mais au repos ; cesser de choisir et de juger, rester dans une attention passive. La vision intérieure est alors libérée de l'espace et du temps. En un éclair se manifeste la nouvelle perception.
    • L'éducation dans le vrai sens de ce mot consiste à comprendre l'enfant tel qu'il est, sans lui imposer l'image de ce que nous pensons qu'il devrait être.
    • « L'homme est juste une mémoire. Vous comprenez les choses autour de vous avec l'aide de la connaissance qui a été mise en vous. Vous avez peut-être besoin de l'artiste pour expliquer son art moderne, mais vous n'avez besoin de l'aide de personne pour comprendre une fleur. Vous pouvez gérer n'importe quoi, ou faire n'importe quoi, si vous ne gaspillez pas votre énergie à essayer d'atteindre des buts imaginaires. »
    • ... le chaos du monde n'est que la projection du chaos régnant dans chaque individu.
    • Un esprit religieux est un esprit qui est totalement libre de tout attachement, de toute conclusion et de tout concept, il ne s'intéresse qu'à ce qui a vraiment lieu et pas à ce qui devrait être. Il s'occupe chaque jour de sa vie, de ce qui arrive réellement à la fois extérieurement et intérieurement; il comprend tout ce problème complexe de la vie. L'esprit religieux est libre de tout préjugé, de toute tradition, de tout sens de direction. Pour rencontrer la vérité, vous devez avoir un esprit clair, pas un esprit confus.
    • Dans notre bureau nous sommes brutaux, tortueux, et à notre foyer nous nous
      efforçons d'être dociles, aimants...est-il possible d'aimer d'une main, de
      tuer de l'autre?
    • L'attention c'est regarder la totalité de la vie sans le centre de l'intérêt personnel.
    • La méditation est un dur travail. Elle exige la plus haute forme de discipline — non celle du conformisme, de l'imitation, de l’obéissance ; mais celle qui résulte de ce que l'on est constamment conscient, à la fois du monde extérieur et de la vie intérieure. Donc ? La méditation n'est pas une activité dans l'isolement, mais une action dans la vie quotidienne, faite de coopération, de sensibilité et d'intelligence. Si la méditation ne pose pas les fondements d’une vie irréprochable, elle devient une évasion et par conséquent n'a absolument aucune valeur. Etre irréprochable, ce n'est pas se conformer a une morale sociale, mais être libéré de l’envie, de l'avidité et de la recherche du pouvoir, qui sont des causes d’inimitié. On ne s'en libère pas par une action volontaire, mais en en étant conscient, du fait qu'on se connait. Si l’on ne connait pas les activités du moi, la méditation devient une excitation sensorielle et a très peu de sens
    • Les mots sont sans fin mais la communication est d'ordre verbal autant que non verbal. Entendre un mot est une chose, entendre une absence de mot en est une autre.
    • Vos prenez soin de votre cerveau car il est unique, c'est quelque chose d'extraordinaire. Nulle machine, nul ordinateur ne peuvent lui être comparés. Il est si vaste, si complexe, ses capacités sont immenses, aussi subtiles qu'efficaces. C'est l'entrepôt de l'expérience, du savoir et de la mémoire. Toute pensée jaillit du cerveau. On lui doit la malfaisance, la confusion, les souffrances, les guerres, la corruption, les illusions, les idéaux, la douleur et la misère, ainsi que les majestueuses cathédrales, les exquises mosquées et les temples sacrés. Ses capacités, tant passées qu'actuelles, sont stupéfiantes. Pourtant il est un domaine dans lequel il est apparemment impuissant : il ne parvient pas à modifier radicalement son comportement dans sa relation à un autre cerveau, à un autre être. Ce comportement, ni punition ni récompense ne semblent pouvoir le modifier et le savoir ne paraît pas non plus capable de transformer sa conduite. Le "moi" et le "vous" demeurent. Le cerveau ne comprend jamais que le moi est le vous, que l'observateur est observé. Son amour porte en germe sa dégénérescence, son plaisir débouche sur la douleur, les dieux de ses idéaux le détruisent. Sa liberté est sa propre prison. Le cerveau a été éduqué, conditionné, à la vie dans cette prison. Il ne cherche qu'à la rendre plus confortable, plus agréable. Votre cerveau est unique, prenez-en soin, ne le laissez pas se détériorer. Il est si facile de l'empoisonner.
    • Il n'existe pas de bonheur durable dans les choses que nous connaissons. Le bonheur est étrange, il vient sans qu'on le cherche. Lorsque vous ne faites pas d'efforts pour être heureux, alors, mystérieusement, sans qu'on s'y attende, le bonheur est là, né de la pureté, de la beauté qu'il y a dans le simple fait d'être.
    • Si vos yeux sont aveuglés par vos soucis, vous ne pouvez pas voir la beauté d'un coucher de soleil.
    • Sans amour, vous aurez beau faire -courir après tous les dieux de la terre, prendre part à toutes les activités sociales, tenter de remédier à la pauvreté, entrer en politique, écrire des livres, écrire des poèmes - vous ne serez qu'un être mort. Sans amour, vos problèmes iront croissant et se multipliant à l'infini, mais avec l'amour,quoique vous fassiez, il n'y a plus de risque, il n'y a plus de conflit. L'amour alors, est l’essence de la vertu.
    • Bien des gens dans le monde sont indépendants, mais très peu sont libres.
    • Toute notre culture et notre société sont fondées sur l'envie, sur l'avidité sous toutes ses formes, qu'il s'agisse d'acquérir des connaissances, des expériences, des biens matériels. [...] Quelqu'un qui acquiert des connaissances n'est pas en paix, car il est prisonnier de l'effort. [...] Seul un esprit libre de tout effort, qui n'essaie pas de devenir quelqu'un sur le plan social ou spirituel, un esprit qui n'est absolument rien, peut accueillir le nouveau, l'inconnu.
    • L'autre jour, en rentrant d’une longue promenade à travers champs, nous avons traversé le bosquet qui se trouve près de la grande maison blanche. Dès que l’on pénétrait dans ce petit bois, on éprouvait immédiatement un intense sentiment de paix et de calme. Rien ne bougeait. Fouler ce sol, le parcourir, semblait un sacrilège ; parler, respirer même, étaient profanation. Les immenses séquoias étaient totalement immobiles. Les Indiens d’Amérique les nomment « les silencieux », et rien, en effet, n’altérait ce silence. Les chiens eux-même avaient renoncé à chasser les lapins. Vous restiez vous aussi immobile, retenant votre souffle.
      Vous aviez l’impression d’être un intrus, car vous veniez de bavarder et de rire et, en vous engageant dans ce bosquet sans savoir ce qui s’y trouvait, vous avez reçu avec surprise le choc d’une félicité inattendue. Votre cœur battait moins vite, comme apaisé devant une telle splendeur, au centre même de ce lieu. Depuis, lorsque vos pas vous y conduisent, vous retrouvez cette beauté, ce calme, ce troublant silence. Et quoi qu’il advienne, la densité, la plénitude, l’innommable demeureront.
      Nulle forme de méditation consciente n’est la véritable méditation, et ne le sera jamais.Tenter de méditer délibérément n’est pas méditer. La méditation survient, on ne la provoque pas. Ce n’est pas un jeu de l’esprit, elle ne dépend ni du désir, ni du plaisir. Toute volonté de méditation porte en soi sa propre négation. Prenez simplement conscience de ce que vous pensez, de ce que vous faites – rien d’autre. Voir, entendre, c’est agir, sans que jouent les notions de récompense et de punition. Le savoir-agir passe par le savoir-regarder, le savoir-entendre. Toute autre forme de méditation mène inévitablement à la déception, à l’illusion, car le désir aveugle.
      La douce lumière du printemps baignait la terre et la soirée fut très agréable.
    • La mort est partout et nous ne savons pas vivre avec elle. Nous la tenons pour une chose ténébreuse et effrayante qu'il convient d'écarter, dont il ne faut pas parler. Qu'elle reste surtout bien loin, derrière la porte fermée. Mais elle est toujours présente. C'est dans la mort que réside la beauté de l'amour, mais nous ignorons l'un et l'autre. La mort est douleur, l'amour est plaisir, et tous deux nous semblent inconciliables : on s'accroche à cette division, qui est génératrice de souffrance et d'angoisse. Cette division et cet inévitable conflit existent de toute éternité. La mort sera toujours présente chez ceux qui ne comprennent pas que l'observateur est l'observé, qu'expérimentateur et expérimenté ne font qu'un. C'est comme un vaste fleuve dans lequel l'homme se débat, avec tous ses biens matériels, sa vanité, ses douleurs et son savoir. A moins qu'il ne laisse au fond du fleuve tout ce qu'il a accumulé et nage jusqu'à la berge, la mort sera toujours devant sa porte, à l'attendre et le surveiller. Lorsqu'il quitte le fleuve, il n'y a pas de berge, la rive est le mot, l'observateur. Il a tout quitté, le fleuve comme la berge.
    • La réalité n’est pas une chose que l’esprit puisse connaître, car l’esprit est le résultat du connu, du passé ; donc l’esprit doit se comprendre et comprendre son fonctionnement, sa vérité, et alors seulement est-il possible à l’inconnu d’« être ».
    • Il y a la croyance hindoue, la croyance chrétienne et la bouddhiste, d'innombrables sectarismes, des croyances nationales, des idéologies politiques de toutes sortes, toutes luttant contre les autres et cherchant à convertir. l'on peut voir sans difficulté que les croyances divisent et qu'elles engendrent l'intolérance.

    SOURCE

    « ⇒Combien de nos politiciens sont pédophiles ?⇒Emery Smith | Cosmic Disclosure: Reptilians et Aquafarians — Season 11, Episode 8 »

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